Biographie de Véronique Sanson


19 janvier 1945
Mariage de Colette et René Sanson (avocat et plus tard député-maire du 13e), dans l’euphorie de la libération de Paris.



15 mai 1947
Naissance de Violaine.

24 avril 1949
Naissance de Véronique Marie-Line à Boulogne Billancourt (92) dans la proche banlieue Parisienne.
Ses parents, Colette et René Sanson, qui sont des mélomanes, initient très tôt les deux fillettes à la musique.

1952-1966
Son père l’initie dès son plus jeune âge au piano (il lui en donne en fait plus le goût qu’il ne le lui enseigne) tandis que sa mère lui apprend ses premières notions de guitare. Peu motivée par les études, elle préfère de loin la musique. Son talent pour l’interprétation du répertoire classique devient vite évident et elle affectionne tout particulièrement Mozart, Bach ou Gershwin. Mais se désintéressant du solfège, elle préfèrera continuer seule son apprentissage. A 13 ans, elle commence à écrire des chansons en s’accompagnant de sa guitare. A l’occasion d’un séjour dans un pensionnat Anglais, elle découvre les Beatles, qui lui donnent envie de mieux travailler ses compositions.

Eté 1965
Une méningite foudroyante lui fait frôler le pire et lui laissera des troubles de mémoire importants. Elle continue cependant d’écrire des chansons.

1964-1966
A l’occasion de vacances en Espagne, Véronique et Violaine se lient d’amitié avec François Bernheim, jeune musicien aujourd’hui compositeur (notamment de Patricia Kaas). Ils chantent à trois voix les chansons que François puis Violaine compose. Le groupe « les Roche-Martin » est né.

1967
Mars, avril : Leur trio enregistre son premier super 45 tours sous la houlette de Claude Michel Schönberg et Michel Berger, un ami d’enfance, alors directeur artistique chez Pathé-Marconi. Le disque sortira le jour des 18 ans de Véronique. Une passion amoureuse et musicale entre Michel et Véronique débute.
Pendant ce temps, Véronique, poursuit ses études mais échoue aux épreuves du bac une première fois.
Novembre : Enregistrement du second disque des « Roche-Martin », avec pour la première fois, une chanson de Véronique.

1968
Après son deuxième échec au bac, Véronique décide de se consacrer entièrement à la musique. Michel Berger produit pour les disques d’Isabelle (nièce du célèbre acteur Louis de Funès) trois super 45 tours qui sortiront en 1968 et 1969, avec sur chacun, une chanson de Véronique. Elle écrit à cette occasion Mon voisin, titre qu’elle reprendra en 1992 dans son album « Sans regrets ».

1969
Michel Berger décide de faire enregistrer à Véronique un 45 tours en solo comprenant les titres Le Printemps est là et Le feu du ciel. Ils travaillent alors en collaboration avec l’orchestrateur Michel Bernholc. Mais malgré le fait que les radios passent souvent ces titres, ils ne remporteront pas de succès commercial suffisant et le contrat de Véronique avec Pathé Marconi sera résilié. Malgré cet échec, elle est persuadée que la chanson est son métier et elle continue de travailler avec Michel Berger. Les deux artistes se motivent mutuellement. Véronique découvre à cette époque ce fameux vibrato qui la rendra célèbre.

1971
Elle compose un Concerto pour deux flûtes, deux clarinettes et orchestre, qui ne sera jamais joué.
Elle suit Michel Berger chez WEA dirigée par Bernard de Bosson et sera la première artiste Française signée sur le prestigieux label Elektra.
En décembre, elle enregistre son premier album en deux jours, avec des prises de son en direct et les musiciens de l’ex Système Krapoutchick. Parmi les maquettes de l’époque, à côté des douze titres publiés, une chanson ne verra le jour que vingt ans plus tard : Panne de cœur.

1972
Michel Berger produit le premier album de Véronique Sanson. C’est Amoureuse qui sort chez WEA sa maison de disques (encore actuellement). Dans ce premier disque, on trouve des titres toujours très diffusés 25 ans plus tard tels Bahia ou Besoin de personne. Ce dernier sera vendu à 200 000 exemplaires en 5 mois !
Le 21 mars, elle rencontre Steven Stills (venu donner un Musicorama à l’Olympia), chez Bernard de Bosson.
Elle signe un contrat d’un mois au cabaret de la tour Eiffel où elle partage la vedette avec le chanteur Guy Mardel et un magicien. L’accueil public et critique est très bon, mais Véronique est encore terrifiée à l’idée de monter sur scène. Elle en garde d’ailleurs un très mauvais souvenir en raison du désintérêt du parterre de touristes venu avant tout pour se restaurer…Son apprentissage de la scène continue lors des tournées de Julien Clerc, Claude François et Michel Polnareff, dont elle fait les premières parties. Elle enregistre quatre titres de son album en version anglaise, dont Amoureuse, pour les marchés anglais et américains.
En octobre, elle enregistre son deuxième album « De l’autre côté de mon rêve », qui sort à la fin de l’année. Elle obtient des récompenses de tous ordres : Oscar de la révélation 1972, premières places dans les journaux musicaux.
  

1973
Elle donne ses premiers spectacles en vedette au Québec.
Le 14 mars, elle épouse (à Guilford en angleterre) le musicien américain Stephen Stills (membre et principal compositeur du groupe Crosby Stills and Nash), et s’installe avec lui dans le Colorado. Sa vie américaine est ponctuée de séjours à Hawaï et Los Angeles, et d’escales Parisiennes d’un mois, trois ou quatre fois par an.
Elton John produit pour sa protégée Kiki Dee la version anglaise d’Amoureuse (qui remporte un gros succès outre-manche) tandis que
Véronique enregistre des adaptations allemandes et espagnoles de ce même titre.
  

1974
Son fil Christopher naît à Denver, le 19 avril. Véronique est très heureuse et s’épanouit aux Etats-Unis. Elle apprend l’orchestration auprès de son mari, s’entoure d’excellents musiciens et découvre une nouvelle façon de travailler. Même de retour en France, elle continuera d’ailleurs, la plupart du temps, à jouer avec des musiciens américains.
Elle enregistre son troisième album « Le Maudit » à Hollywood, qui sortira en septembre. Notons qu’à cette époque, il est tout à fait exceptionnel qu’un artiste français enregistre hors de nos frontières. Elle l’arrange et le produit elle-même, s’entourant des musiciens de Stephen Stills.
Le 7 et 9 octobre, après une tournée au Québec, elle donne pour la première fois en vedette deux soirées Musicorama à l’Olympia, entourée de Stills à la basse et de ses musiciens.
  

1975
Février, mars : Elle part en tournée en France, puis au Canada, avec du 11 au 16 février 6 concerts sans Stills à l’Olympia (orchestre dirigé par M. Bernholc). Elle chante un titre inédit : Redoutable.
  

1976
Enregistrement de son quatrième album « Vancouver » au studio Trident à Londres sous la direction de Bernard Saint-Paul, avec des musiciens anglais, qui sortira en février. Véronique est désormais une véritable vedette en France, et son public l’accueille chaleureusement lors de son deuxième passage à l’Olympia du 24 février au 8 mars. Sa musique, très influencée par le meilleur de la production américaine, se distingue de la chanson française de l’époque. Très riches en orchestrations, interprétées par des musiciens de haut niveau, ses compositions, qui mêlent textes de qualités et mélodies sublimes, font un malheur en France. Elle obtient d’abord un Silver Prize au 5ème Festival de Tokyo avec Une maison après la mienne , une chanson écrite par sa sœur Violaine. Puis, le 26 octobre, avec l’album « Vancouver », elle obtient enfin son premier disque d’or. De plus en plus à l’aise sur scène, elle enregistre son premier album public, incluant l’inédit Je serai là .
Bernard Saint Paul, que Véronique avait déjà rencontré en 1972, devient son manager.
  

1977
Février, mars, avril : Elle enregistre son 5ème album « Hollywood » à Los Angeles. Il sortira en octobre. Elle dédiera la chanson Bernard’s Song , à Bernard Saint-Paul.
Du 15 avril au 14 mai : Elle part en tournée avec Michel Jonasz en première partie. Claude Wild devient son producteur de scène. Bien que vivant et travaillant aux Etats-Unis, Véronique est assez souvent en Europe, et reste très présente dans le paysage musical français. Elle continue d’écrire essentiellement dans sa langue maternelle et sa carrière se déroule avant tout en France. Elle participe à quelques festivals d’été (dont celui de Montreux) avant d’entamer une autre tournée en automne en France, en Suisse et en Belgique.
  

1978
Du 12 au 27 avril : Elle participe à la première « Croisière de la chanson Française » de Porto Rico à Toulon, avec entre autres Alain Chamfort et Hugues Aufray.
Du 28 avril au 1er Juin : Elle part en tournée en Europe, avec les cuivres de Steve Madaio. Stills est présent sur quelques shows.
Les 30, 31 mai et 1er juin : Elle fait un triomphe au Palais des Sports, à raison de deux concerts quotidiens. Elle est la première femme à se produire dans cette salle.
Elle quitte Steven Stills (avec lequel elle entame une longue procédure de divorce), pour vivre avec Bernard Swell. Elle voyage fréquemment entre Los Angeles et Paris.
  

1979
Elle obtient l’oscar de la meilleure interprète féminine de l’année 78, au Midem.
Février : Sortie du single Ma révérence / Fais-moi une mélodie .
Véronique obtient la garde de son fils, à condition de demeurer sur le territoire américain.
De juin à octobre : Elle enregistre son 6ème album studio, intitulé « 7ème », à Los Angeles. Il sortira dans la première quinzaine du mois d’octobre.
Du premier au 14 octobre : Elle se produit à l’Olympia avec un nouveau groupe, le « Bob Meighan Band », avec Bernard Swell à la guitare, participe aussi à l’émission de télé « Numéro 1 » où elle interprète des chansons en direct avec le groupe.
Du 16 octobre au 26 novembre : Elle part en tournée en Suisse et en Belgique, et donne des concerts au Japon et au Canada.
La fin des années 70 est difficile sur le plan familial, car elle doit se battre devant la justice Américaine pour pouvoir ramener son fils en France.
  

1980
Elle commence l’année par une tournée de quelques dates en Allemagne.
Entre mai et juillet : Elle enregistre à Los Angeles le deuxième album produit par Bernard Swell ainsi qu’une partie de son 7ème album.
  


1981
Entre Janvier et mars : C’est la fin de l’enregistrement à Los Angeles du 7ème album « Laisse-la vivre », produit par Bernard Swell et elle-même.
Du 21 avril au 10 mai : Elle part en tournée en France, en Suisse et en Belgique accompagnée par ses musiciens Américains et leurs fidèles cuivres.
Du 12 au 31 mai : Elle se produit durant trois semaines au Palais des sports où elle enregistre son deuxième album public qui sortira à la fin de l’année.
D’octobre à décembre : Enregistrement du 3ème album de Bernard Swell, avec la participation de Steven Stills et de Neil Young, qui sortira en mars 1982.
  

1982
Juin : Tournage de « Room service », court métrage sous la direction de Boris Bergman, dans lequel elle tient un petit rôle. Véronique se sépare de Bernard Swell.
Du 29 novembre au 4 décembre : Elle entame une mini-tournée de six concerts en France, avec à la guitare, son nouvel amour Etienne Chicot.
  

1983
Forte de son expérience musicale Américaine, Véronique Sanson revient pour de bon en France, riche d’un perfectionnisme forcené, et d’un grand sens du spectacle. Cependant, les premières années (83-85) sont un peu difficiles sur le plan professionnel. Véronique, en panne d’inspiration, reporte sans cesse l’enregistrement d’un nouvel album.
Le 28 juin : Elle partage l’affiche du Palais des Sports avec Michel Jonasz et Eddy Mitchell au « Concert de l’été », où Claude Wild réunit sur la même scène ses trois artistes phares.
Après un nouveau procès, qu’elle finit par remporter, Véronique récupère le passeport de son fils et s’installe définitivement en France avec lui.
Le temps est assassin sort sur les radios, mais la perspective d’un nouvel album n’est toujours pas envisageable, car il doit comporter un minimum de six titres.
Du 15 au 19 novembre : Véronique donne quelques concerts en avant-première.
Du 22 novembre au 18 décembre : Elle enchaîne avec quatre semaines à l’Olympia, entourée de musiciens français. Elle interprète seulement deux nouveaux titres Le temps est assassin et Avec un homme comme toi et reprend It ain’t necessarily so de George et Ira Gerswhin.
Au mois de décembre : Le nouveau disque sera finalement un 45 tours avec les deux seuls inédits de l’Olympia.
  

1984
Du 19 février au 22 mars : Elle part à nouveau en tournée en France, suisse et Belgique avec le Show de l’Olympia.
Elle obtient la médaille de Chevalier des Arts et Lettres.
  

1985
Véronique participe au disque des « chanteurs sans frontières » avec le titre « Ethiopie ». Elle s’installe dans sa maison des bords de seine avec son compagnon, le comédien Etienne Chicot.
En mai : Son 8ème album éponyme voit enfin le jour ! Sans titre, il est habituellement nommé par celui de la première chanson C’est long, c’est court . Il est le premier album 100 % Français depuis 1972. La critique est excellente.
Le 19 Juillet : Elle donne, en avant-première, un concert au festival de jazz d’Antibes-Juan les Pins, à l’affiche avec Michel Jonasz.
Du 5 novembre au 1er décembre : Elle donne un show de quatre semaines à l’Olympia, où elle fait un triomphe, accompagnée de ses musiciens Français, augmentés des cuivres américains de Steve Madaio. Ce sont alors les véritables retrouvailles avec un public qui n’a cessé de l’aimer. Elle enregistre ainsi son troisième album public, qui sortira au printemps 1986.
  

1986
Elle fait la Tournée des Festivals, avec la même formation : Printemps de Bourges le 5 avril avec Catherine Lara, Francofolies de La Rochelle le 10 juillet avec Alain Souchon, suivies de quelques autres dates, notamment le Paléo Festival de Nyon le 24 juillet avec encore Catherine Lara.
Du 11 novembre au 11 décembre : Elle fait une tournée en co-récital avec Alain Souchon, qu’ils appellent « Chacun mon tour », en France, Suisse et Belgique.
Véronique et Etienne Chicot se séparent.
  

1987
Véronique participe au gala du Midem, ainsi qu’à une soirée réunissant une foule d’artistes en l’honneur des Beatles à l’Olympia, où elle chante Something. A part cela, elle prend le temps de vivre, et si elle apparaît dans la presse, c’est en pages cuisine pour confier sa dernière recette.
  

1988
Elle donne une soirée de Gala à la Tour Eiffel en février.
De septembre à novembre : Enregistrement de son 9ème album studio « Moi, le venin », dont la sortie sera prévue en décembre. C’est l’occasion de retrouvailles avec Michel Berger qui produit le titre Allah.
  


1989
Du 28 février au 26 mars : Elle se produit quatre semaines à l’Olympia avec un titre inédit Je les hais et une reprise Saint-Lazare d’Aristide Bruant. Elle enregistre son quatrième album public.
Alors que le titre tube Allah crève les ondes depuis deux mois, cette chanson deviendra source de nombreux soucis pour la chanteuse qui prendra l'initiative de le retirer de son concert de l’Olympia en 89, à la suite de menaces, soit disant Islamistes. La presse grossit l’affaire, qui deviendra « l’affaire Sanson ». René Sanson demande même au ministre de l’Intérieur une protection policière pour sa fille. Cette affaire survient peu de temps après la « fatwa » contre Salman Rushdie, et certains magasins Parisiens retirent le disque de leurs bacs, par « précaution ». Cependant, sur l’initiative du chanteur Yves Simon, une centaine d’artistes Français en appellent au « refus du diktat de tous les intégrismes ». Suite à ce concert, l’académie Charles Cros lui remet son prix pour le disque extrait du récital.
Véronique reprend la Tournée des Festivals : Elle participe au printemps de Bourges le 8 avril, chante à Berlin et Montreux en juillet, poursuit aux Francofolies de La Rochelle le 18 juillet avec Jacques Higelin et termine avec les Francofolies de Montréal le 25 juillet.
Le 5 juillet marque une première expérience symphonique à Montréal avec l’orchestre du Québec.
Début octobre puis fin novembre : Elle part en répétition à Prague (en Tchécoslovaquie) avec l’orchestre symphonique Fysio en pleine « révolution de velours ».
Du 9 au 13 novembre : Elle participe à la « Tournée d’enfoirés » avec Jean-Jacques Goldmann, Johnny Hallyday, Eddy Mitchell et Michel Sardou au profit des « Restos du Cœur ». L’affaire Allah est oubliée, Véronique peut la reprendre sur scène.
Du 26 au 31 décembre : Véronique réalise son rêve ! Elle donne le concert « Symphonique Sanson » au théâtre du Châtelet, avec l’orchestre Fysio de Prague, sous la direction de Leos Svarovsky. Enregistrement de ce 5ème album public, « Symphonique Sanson », qui sortira en septembre 1990. Après une année aussi bien remplie et chargée de symboles, pas une citation aux « Victoires de la Musique »! … Elles se rattraperont plus tard.

1990
Elle entame une tournée Européenne avec l’orchestre Fisyo, du 5 au 21 octobre, en France (au Zénith le 6) et en Belgique.
  

1991
Le 13 juillet : Elle donne pour la dernière fois son concert « Symphonique Sanson » aux Francofolies de La Rochelle.
Puis elle participe à l’enregistrement de Sand et les Romantiques, « musical rock symphonique », de Catherine Lara et Luc Plamandon, dont la sortie sera prévue en septembre. Elle interprète en duo avec Catherine Lara le titre Entre elle et moi. Elle participe également au tournage du film « Le Bal des Casse-pieds », du réalisateur Yves Robert, dans lequel elle joue une scène aux côtés de Miou-Miou et Claude Brasseur et dont la sortie sera prévue pour le 12 février de l’année suivante. Elle donne encore quelques concerts seule au piano à l’étranger : Miami, Genève, Lausanne et aux Francofolies de Montréal (le 28 novembre).En décembre : Elle est récompensée par le Grand Prix de la SACEM 1991, en temps que créateur et interprète.
  

1992
Elle obtient la médaille de l’Ordre du Mérite.
En février, mars et avril : Véronique reprend, pour la première fois depuis 1980, le chemin des Etats-Unis pour enregistrer à Los Angeles son 10ème album studio. Interprété par les meilleurs musiciens dont elle a toujours su s’entourer, l’album « Sans regrets » sort en France le 25 mai.
Elle rencontre le jeune arrangeur Hervé Leduc, retrouve Bernard Saint-Paul (son ancien producteur) ainsi que Bernard Swell. Ce dernier adapte en français avec Véronique sa chanson I Wanna know qui devient Rien que de l’eau et qui sortira en mai. Ce titre connaîtra un succès fulgurant : en dix mois, l’album sera disque de Platine, avec 300 000 exemplaires vendus.
Le 11 Juillet, elle participe au tour de chant de « Sand et les Romantiques » de Catherine Lara aux Francofolies de La Rochelle.
Le 2 août : Date noire pour Véronique qui est celle de la disparition de Michel Berger.
Le 19 septembre : Elle participe au premier concert « Sol en Si », au profit de l’association Solidarité Enfants Sida au casino de Paris, à l’initiative de Michel Jonasz. Elle partage l’affiche avec Maxime le Forestier, Isabelle Mayereau, Maurane et Liane Foly.
le 28 septembre: Elle enregistre un concert live dans les studios de RTL à Paris (diffusé le 28 octobre).
  

1993
En janvier et février : Répétitions du Tour 93 à Los Angeles, avec les musiciens Anglais et Américains. Elle participe aussi à un premier show « Taratata » animé par le présentateur Nagui, sur France 2.
Elle reçoit en février le prix de la meilleure interprète féminine de l’année 92, aux Victoires de la musique.
Du 9 mars au 3 avril : Elle part en tournée dans toute la France. Elle débute du 9 au 14 mars au Zénith de Paris, avec un inédit Toi et moi et la reprise de Seras-tu là de Michel Berger. C’est son 6ème album enregistré en public. Cette dernière tournée de Véronique produite par Claude Wild rassemble plus de 100 000 spectateurs.
En juin : Elle participe à « La plus belle nuit de l’Olympia » et à un « Taratata spécial Fête de la Musique », à Carcassonne.
Le 12 septembre : Le concert « Rendez-vous in LA », réunissant plusieurs artistes Français au Creek Theater de Los Angeles permet à Véronique de partager la scène avec Stephen Stills et leur fils Christopher.
Le 3 et 4 décembre : Elle participe aux Francofolies de Montréal (concert de Véronique le 3 et des Romantiques le 4).
  

1994
Sortie de l’album « Zénith 93 », tandis que l’album « Sans regrets » atteindra environ les 495 000 exemplaires en 2004.
Le 30 janvier : Elle participe à la soirée « Santé en danger » en soutien aux infirmières en lutte. Elle donne un show télé « Taratata » et participe au « Taratata » de France Gall, ainsi qu’au 2ème « Fréquenstar ».
Véronique Sanson remet, lors des neuvièmes Victoires de la Musiquele 07/02/1994, la médaille du meilleur interprète masculin de l'année 1993 à Alain Souchon.
Du 11 mars au 17 avril : Elle part en tournée en France et en Belgique, avec l’Olympia du 29 mars au 3 avril et le casino de Paris le 9 avril.
Elle participe à un second « Taratata spécial Fête de la Musique » à Carcassonne.
Du 12 juillet au 7 août : Elle réalise une tournée Française, qui s’ouvre aux Francofolies de la Rochelle, avec la « Fête à Sanson », réunissant autour d’elle une dizaine d’amis chanteurs, qui interprètent les plus belles de ses compositions. Michel Fugain, Alain Chamfort, Yves Duteil, William Sheller, Marc Lavoine, Paul Personne, Les Innocents ou le groupe polyphonique Corse I Muvrini rendent ce soir-là, hommage à l’auteur compositeur féminin la plus douée de la chanson en France et certainement la plus populaire. Ce concert unique donne lieu à un très bel enregistrement (audio et vidéo) intitulé « Comme ils l’imaginent ». Ce 7ème album public, sortira en mars 95. Elle enregistre également en duo avec Yves Duteil une chanson de celui-ci, dont le titre est Mélancolie.
A la fin de l’année, les deux albums « Sans regrets » et « Zénith 93 » approchent 1 million d’exemplaires vendus et les tournées 1993-1994, 250 000 spectateurs.
  

1995
En février : Véronique Sanson rencontre l’humoriste Pierre Palmade qu’elle épouse le 30 juin à Triel sur Seine, dans les Yvelines.
Elle participe au « Taratata » de Paul Personne, au spectacle 1995 des « Restos du Cœur » intitulé « Les enfoirés à l’Opéra Comique » (le 6 mars), et à la première édition des « Paris du Casino », soirée de présentation de nouveaux talents au Casino de Paris (le 14 mars).
En mai : Elle part en tournée au Maroc.
Elle enregistre pour la première fois un duo avec son fils Christopher, lui-même auteur-compositeur. C’est sur le disque enregistré au profit de l’association « Sol en Si »le 12/11/1995 que Christopher Stills et sa mère interprètent Run.
  

1996
27 janvier : Elle chante Le temps est assassin sur la scène de Bercy, avec I Muvrini, à l'occasion de la Fête Corse. 12 Février : elle est récompensée d'une 2de Victoire de la musique en tant que meilleure artiste féminine 1995. Juillet : Elle participe aux Francofolies de Spa en Belgique avec Michel Fugain et Christopher puis donne un concert pour la première fois en Corse avec I Muvrini. Participation à la soirée des Enfoirés pour les restos du coeur ( en compagnie de Carole Bouquet, Julien Clerc) où elle interprète un medley des titres Il voyage en solitaire, Ultra moderne solitude, Le chanteur abandonné et Quelques mots d'amour.
Début du mois d'octobre : fin de la tournée "Sans regrets" (commencée en mars 1993) avec 5 derniers concerts donnés au Palais des sports de Paris (le 12 octobre), en compagnie d'Alain Chamfort, Paul Personne, I Muvrini, Catherine Lara, Patrick Bruel et Murray Head.
  

1997
Infatigable, Véronique reprend l’enregistrement d’un nouvel album dont un premier single Un être idéal sort en décembre.
  


1998
Janvier : Elle enchaîne une série de dix concerts au Palais de Sports à Paris, avant même la sortie de l’album. Elle donne la primeur de quelques nouvelles chansons aux spectateurs-complices, enchantés par la prestation scénique très rock’n’roll de la blonde chanteuse.
Le 17 février : Sortie en France de son onzième album « Indestructible », suivi de concerts dans toute la France. Comme d’habitude, elle l’a enregistré aux Etats-Unis, lieu de souvenir où elle conserve de nombreux amis. La singularité vient du fait, que pour la première fois, elle fait appel à un autre auteur-compositeur pour écrire ses chansons. En effet, Bernard Swell signe quatre titres sur cet album, sans rien trahir de la personnalité de la chanteuse qui oscille souvent entre romantisme et Rock’n’roll.
  

1999
Dans le courant de l’été : Alors qu’elle se prépare à sortir un nouvel album, Véronique apparaît sur la scène de quelques festivals dont celui des Vieilles Charrues en Bretagne (le 18 juillet). Elle y égrène ses grands succès face à un public conquis. En fait, elle renoue avec ses amours de jeunesse puisque son nouvel opus intitulé « d’un Papillon à une étoile » est entièrement consacré aux chansons de Michel Berger. De Diego, libre dans sa tête, à Paradis blanc, en passant par des chansons moins connues comme L’amour est là, l’interprétation est aérienne, soutenue parfois par des choristes de luxe, Etienne Daho et Alain Chamfort. L’entreprise est ambitieuse, et peut faire l’objet du scepticisme de certains fans de Michel Berger.
En décembre : Elle reçoit un disque de Platine pour les 300 000 albums vendus.
  

2000
Le 13, 15 et 16 janvier : Elle fait trois répétitions en public en avant-première à Dunkerque, Evry et Beauvais.
Du 18 janvier au 6 février : Elle fait une étape à l’Olympia de Paris. C’est sa septième prestation sur scène du grand music-hall Parisien. Entièrement composé de titres de Michel Berger, ce récital est un moment particulier dans la carrière de véronique. En outre, contrairement à son habitude, c’est un grand couturier Français, Yves Saint-Laurent, qui crée sa tenue de scène. Elle est entourée de son équipe de musiciens habituels (dont la plupart sont américains) et d’une formation classique originaire de Prague.
Du 8 février au 31 mars : cette tournée dans toute la France suit immédiatement l’Olympia.
En mars : Elle fait une nouvelle escale au Zénith.
Le 21 juin : Elle donne un concert en plein air dans la cour de l’Elysée, pour célébrer la Fête de la musique devant 1600 spectateurs privilégiés. Le concert est retransmis en direct sur écran géant, place de Beauvau.
Le 29 juillet : Elle donne un récital piano-solo, dans le cadre du Festival de Nyon en Suisse.
  

2001
Commercialisation d'un double CD des titres phares de Véronique (avec un inédit Ca vous dérange).Cet album (qui est la compilation des meilleures chansons de sa carrière) est baptisé "Les moments importants". Il comprend 40 chansons.
  

2002
Rumeurs sur l'annulation de la tournée piano-solo prévue à l'automne.

2003
Véronique chante en duo avec Julien Clerc une chanson intitulée Volons vers la lune (Reprise Française de Fly me to the Moon), dans l’album « Studio » de ce dernier. Enregistrement le 29 janvier et sortie le 20 mai.
Elle interprète en duo avec Maurane le titre Petites minutes cannibales (composé par Peter Lorne), extrait de l’album de cette dernière, « Quand l’Humain danse ». Enregistrement dans le courant du mois de février et sortie le 23 avril.
A partir du 4 mai : Tournée prévue en France, en Belgique et en Suisse ( avec une vingtaine de dates prévues d’octobre à décembre 2003).
Le 28 juillet : Nous apprenons que la tournée piano-solo de Véronique est définitivement annulée, en raison de graves problèmes de santé.
Le 15 octobre : Elle chante en duo avec Maurane au Casino de Paris, les Petites minutes cannibales, dans le cadre de la tournée l’Heureux Tour.
Dans le courant du mois d’octobre, elle travaille à Paris, en compagnie de William Sheller, sur l’intrumental qui clôturera son futur album.
Fin novembre : Elle part pour Los Angeles avec son fils Christopher pour l’enregistrement d’autres titres, aux Pacific Studios de North Hollywood.


2004
Le 12 janvier : Elle participe en compagnie de Maurane et Enzo Enzo au tournage du clip de Daniel Lavoie Bénies soient les femmes. Il sera le premier titre du nouvel album de celui-ci, intitulé « Comédies Humaines » et qui sortira le 27 janvier.
Février : Elle travaille avec Justin Niebank à Nashville pour le mixage de l’album. Celui-ci avait déjà travaillé en collaboration avec Véronique sur l’enregistrement et le mixage « D’un papillon à une étoile » (en 1999), sur le mixage du live des Francofolies « Comme ils l’imaginent » (en 1995) et sur celui d’« Indestructible », en 1998. Puis elle revient travailler les chœurs avec Bernard Swell, à Paris, aux Studios de Suresne.
En mars : Enregistrement avec William Sheller des parties de clavier et de cordes de son nouvel album.
A partir du 10 avril : Véronique se rend au mixage final de l’album par Justin Niebank, à Capri.
Le 17 juillet : Véronique participe au concert donné en l’honneur de Jean-Louis Foulquier pour les 20 ans des Francofolies de La Rochelle, en compagnie de Jean-Jacques Goldman, Paul Personne, Clarika, alain Souchon, Renaud…
Le 14 septembre : Sortie de son 13ème album studio « Longue Distance », (également disponible en édition limitée Collector qui inclue, entre autres, des extraits vidéos de l’enregistrement de celui-ci).
Pour la promotion de son nouvel album, Véronique entame une longue série d’émissions télévisées et de passages radio qui se poursuivra jusqu’à la tournée.

  

2005
La tournée qui débutera le 13 février au théâtre de Longjumeau (en banlieue Parisienne) se poursuivra avec 2 dates en Belgique, et quelques autres en province avant une halte de 9 jours à l’Olympia, puis reprendra en province pour finir le 16 avril en Suisse (Genève).

Forte d’une énergie et d’une capacité de travail peu communes, Véronique Sanson impressionne également par son naturel et sa sensibilité. Autant aimée par le public que par la profession, elle est une chanteuse populaire, auteur de compositions généreuses qui sont autant de perles versées au patrimoine de la chanson Française.